Le blanc ne marche pas seul, n'a pas le temps de flâner ni de se promener. Le blanc est fier de sa belle voiture dont il n'ouvre, ni ne referme, jamais les portes. Le blanc ne va pas chercher ses enfants à la sortie de l'école, une nounou est là pour les prendre dans ses bras. Le blanc porte un pantalon, une chemise impeccablement repassée, des chaussures toujours cirée. Le blanc donne du travail, commande, organise, distribue récompenses et punitions, il est celui que l'on appelle toujours " patron". Le blanc parle souvent du passé, en levant les yeux au ciel, il évoque le bon temps, d'avant, d'un autre président, d'une autre vie. Le blanc sait, il a apprit toutes ces choses dont on ne connait même pas le nom. Le blanc est juste et bon devant lui, il faut sourire. Décidément, je ne suis pas un bon blanc. Julius Marx Abidjan 16.09.2014
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